ASSOCIATION FRANÇAISE des PÈLERINS de SAINT JACQUES de COMPOSTELLE

Comme en 2012, Jean-Baptiste, nous a gentiment donné l'autorisation de publier ses croquis et son carnet. Qu'il en soit ici remercié. En plus de l'appréciation des illustrations et du plaisir de la lecture, nous y retrouverons, pèlerins lecteurs, de quoi raviver quelques chers souvenirs. Voici la première partie du récit : de Séville à Zamora


LA VIA DE LA PLATA À VÉLO - DE SÉVILLE À SANTIAGO - SEPTEMBRE 2013 (Première partie : Séville-Zamora)

par JEAN-BAPTISTE MAURIN ©.

NOUS PARTONS DE MARSEILLE, Henri et moi, en voiture et parvenons à Séville à 19 heures, à temps pour se procurer nos crédentiales à l'hôtel Simon, près de l'office de tourisme place del Triunfo mais trop tard pour se préoccuper de notre hébergement et surtout d'un endroit où laisser «el coche».

Nous essayons Santiponce qui ne nous convient pas, puis Guillena, à 20 kilomètres, où nous choisissons le gîte municipal, géré par le commissariat de police. Lucia, la femme d'un agent de police vient nous accueillir, hélée par téléphone. Nous aurions pu être tentés de lui faire un brin de cour, en émules de Brassens, mais elle est enceinte jusqu'aux yeux. Elle garde la clé de la voiture et nous supposons qu'elle aura un œil dessus jusqu'à notre retour, de même que son mari et toute l'équipe poulaga du village.

On s'installe dans un dortoir où sommes seuls. Il y a deux couples de Bretons, un Français et un Batave dans une autre pièce.

Nous sommes le 2 septembre et il fait une chaleur terrible (près de 50 degrés aujourd'hui) ; une Bretonne a fait un malaise.

Nous allons dîner en ville en passant devant l'église qui est grande ouverte, pleine de fidèles en train de chanter. Toutes les lumières éclairent un chœur et un retable resplendissants, tandis que l'assistance palpite furieusement au rythme des éventails aux couleurs chatoyantes.

Nous trouvons un café avec terrasse sous les arbres, vide de clients. Nous prenons le risque et nous ne le regrettons pas. Pour 21 euros à nous deux nous avons un repas complet excellent avec bière, vin rouge et deux bocadillos-jamon pour demain. En plus l'aubergiste est très sympa, attentif et nous offre une liqueur au caramel surmontée de chantilly qui va grandement faciliter notre endormissement.

MARDI 3 SEPTEMBRE.

Nous partons en pleine nuit, avec beaucoup de difficultés pour trouver les marques du parcours. On s'y retrouve à peu près et le jour se lève lorsque nous sommes sortis de Guillena, devant un bar ouvert qui constitue un repère de notre topo-guide : "la Venta Casa de la Praderra".

Le parcours est en montée tout du long, avec des montagnes russes et des passages de sentiers ravinés où à faut souvent mettre pied a terre. On fait trois courses à Castilblanco, de l'eau et on repart pour une fin d'étape difficile entre midi et 15 heures, au plus fort de la canicule. À l'arrivée l'auberge "la Concha" à Almadén nous permet de nous retaper un peu mais nous sommes tous les deux bien entamés. Avec la bière, l'aubergiste nous sert une assiette de tomates en salade épicée qui est comme une bénédiction.

La visite du village est un dépaysement total ; on se croirait au Maroc, comme le dit justement le guide. On prend le frais sous les palmiers et les orangers avec un petit vent qui s'est levé et en compagnie des vieux du village. Nous prenons notre repas à "la Concha", sur la rue, lorsque soudain un grand cri, le sang coule à Almadén : l'aubergiste qui prépare nos bocadillos-jamon s'est ouvert la main en coupant notre jambon. C'est l'émotion et l'évacuation sanitaire. Nous reprenons notre repas fait de gazpacho et de côtes de porc, arrosé d'un Marqués de Cacéres. Une bonne douche froide pour faire tomber la température et on s'endort comme des bébés.

MERCREDI 4 SEPTEMBRE.

Au départ nous faisons la connaissance de quatre cyclistes milanais qui roulent un peu mieux que nous mais que nous retrouverons plusieurs fois dans la matinée et qui vont plus loin que nous.

Entre Real de la Jara et l'Ermita, au pied d'une longue côte, nous faisons un parcours magnifique pour le vtt, dans les chênes, au milieu des élevages de chèvres, de taureaux aux cornes impressionnantes, de moutons et de porcs, nous sommes dans le pays de la patanegra. La piste est large en bonne terre battue, le dénivelé n'est pas très dur et nous avons un bon petit vent dans le dos. Cette portion du chemin restera dans notre souvenir.

Ensuite nous sortons de l'Andalousie pour entrer dans l'Estrémadure. C'est un peu la Meseta en plus vallonné. Après le dur et long raidillon de Monesterio où nous prenons un dernier verre avec les Italiens, c'est plus facile sur 20 kilomètres jusqu'à Fuente de Cantos. Nous visitons l'atelier de Zurbaran qui est né ici, au couvent San Francisco et prenons notre hébergement à "El Zaguán de la Plata". Pour 15 euros chacun nous avons une chambre pour deux avec salon, télé, internet, cuisine, frigidaire, micro-onde, machine à laver, petit déjeuner et piscine compris. C'est royal.

Nous buvons un verre en ville avec une Suisse de Neuchatel qui va à Santiago pour la treizième fois, cinquante-huit ans, trois enfants, mariée à un avocat. Elle marche plus de 40 kilomètres tous les jours. Elle s'appelle Dominique. Elle a un appartement à Paris, place d'Italie et passe chaque année ses vacances au Radisson Vieux Port à Marseille. Nous prenons la cena dans un bar à tapas près du gîte. Auparavant nous assistons à la messe à la Virgen de la Hermosa, splendide église cent pour cent baroque.

Nous rencontrons Michel Boucans, artiste graveur à Carcassonne, qui va à pied à Santiago tandis que son épouse est partie du Puy; ils marchent l'un vers l'autre. Finalement ils sont aussi ensemble que possible.

J'ai voulu acheter quatre œufs pour demain mais impossible d'en acheter moins de douze. Tant pis, j'achète douze œufs que je fais durcir. J'en donne trois à Dominique et deux à Michel.

Fuente de Campos - Virgen de la Hermosa

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JEUDI 5 SEPTEMBRE.

Je suis flagada, je n'ai pas bien dormi (excès de barres énergétiques, de coka, de nourriture). La route n'est pas très difficile et nous rattrapons Michel puis Dominique qui nous montre la photo qu'elle vient de prendre d'une écrevisse rouge dans l'arroyo que nous franchissons à gué.

Visite de Zafra, antique cité mudéjar close de remparts. Nous passons là un long moment sur la place historique avec ses palmiers et ses arcades. Visite de l'église et en route sous la canicule par un long raidillon au sommet duquel nous avons une vue magnifique sur Zafra et Los Santos de Mainona devant. J'avais envisagé de faire étape et finalement on continue dans un paysage brûlé par le soleil, dans les oliviers et les vignes.

Nous arrivons à Villafranca de Los Barros ; repas léger devant l'église avec un couple de Suisses. Nous prenons notre gîte "Tierra de Barros". Pour dix euros nous sommes dans une chambre pour deux, avec toutes les commodités habituelles : machine à laver, télé, internet, grand salon, cuisine, patio et le petit déjeuner est compris. C'est le patron du restaurant quia téléphoné pour nous et Pablo est venu nous chercher. Nous sommes seuls dans ce gîte...

J'en profite pour dire à quel point l'accueil réservé aux pèlerins marcheurs et cyclistes est exceptionnel :

Nous rencontrons Raymond, du Jura suisse, qui évoque les difficultés du chemin et nous dit : "Vous verrez quand vous aurez mon âge !" On se fait tout humbles mais peu après je lui explique qu'il a quatre ans de moins que moi et neuf ans de moins qu'Henri. Il n'a pas trop aimé.

À l'étape, je place mes deux gourdes au freezer mais je ne fais pas assez de vide et celle en fer ne supporte pas : au matin elle est explosée.

VENDREDI 6 SEPTEMBRE.

Jusqu'à Torremegia que les troupes de Napoléon ont lamentablement incendiée en 1808, la chaussée empierrée, dure aux semelles des piétons comme aux pneus des Vtt, est toute droite dans les vignes. Les vendanges commencent. Nous roulons un train d'enfer dans la poussière rouge. Nous doublons un couple d'Allemands qui nous avaient lâchés à y a trois jours. Nous rattrapons Dominique, la femme d'Oscar, partie une heure avant nous. Après Torremegia où nous prenons un desayuno copieux, nous gardons le goudron qui est parallèle au Camino jusqu'à Mérida, que l'on voit de très loin. Magnifique pont sur le rio Guadiana et arrêt chez le marchand de cycles. Henri achète une sacoche de guidon,fait installer un deuxième porte-bidon ainsi qu'un compteur ; je remplace mon bidon explosé. Nous traversons la ville jusqu'à la place d'Espagne. Il est midi. Il y a un monde fou et nous remontons à pied jusqu'à la porte du Foro où nous trouvons un petit hôtel bien placé et pas cher, "Rambla Emerita".

Après un repas pris a côté des halles, servi par un jeune Espagnol parlant français car il a fait des études de maths à Dunkerque, nous prenons un bon repos dans une chambre climatisée puis nous partons visiter le théâtre et l'amphithéâtre romains. C'est un vrai choc. Il paraît que le théâtre est le mieux conservé du monde romain. Il faut le voir pour le croire.

Nous visitons ensuite la crypte de la basilique Sainte-Eulalie, immense espace qui contient, outre les restes de la martyre, les vestiges d'une maison romaine et d'une nécropole des premiers siècles.

Il y a dans la ville d'innombrables vestiges romains, aqueducs, arcs de triomphe, portiques, etc. On ne peut pas tout voir et il fait très chaud.

Nous retrouvons Dominique à Sainte-Eulalie. Elle nous invite à un apéro place d'Espagne et nous l'invitons à un dîner de pâtes et de riz au lait, toujours à côté des halles. Henri et Dominique découvrent qu'ils passent tous deux leurs vacances à Villars et ils échangent leurs souvenirs.

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SAMEDI 7 SEPTEMBRE.

Nous partons au petit jour, sans déjeuner, et passons peu après au réservoir de Proserpine, qui date des Romains. Des pêcheurs de carpes, à l'équipement impressionnant, sont installés sur des lits de camp. Au bout du lac où nous nous perdons un peu, à y a deux cigognes. Le Camino est sableux et c'est difficile, jusqu'à un sommet, "El Toril" où il y a un taureau énorme qui me regarde les yeux dans les yeux. Plus bas, à Aljucen, nous pouvons déjeuner avec Dominique qui nous invite à son tour. C'est vraiment une grande dame. Elle repart par le Camino ; nous prenons la route jusqu'à Cacérés, par Alcuescar et Valdesalor. C'est notre plus longue étape, 72 kilomètres. Plein les jambes des interminables lignes droites en faux plat ascendant.

La ville est immense et on aboutit à la magnifique Plaza Mayor où nous prenons notre gîte à la pension "Carretero", 12 euros pour chacun avec une chambre double. Nous visitons la vieille ville dans ses remparts et assistons à un mariage, véritable spectacle avec costumes, musique, danse. Nous dînons d'une fameuse côte de bœuf et d'une crème catalane.

Nous éteignons la lumière et la musique est sous notre fenêtre, la vie est belle.

L'air est rafraîchi par une très grosse pluie en fin d'après-midi.

DIMANCHE 8 SEPTEMBRE.

Difficile de trouver un petit déjeuner, tant cette ville est morte le dimanche. À côté des arènes, il y a un spécialiste de churros ; Henri adore çà mais pas moi. La journée va être dure, avec grosse chaleur et je vais rendre mes churros avec le jus d'orange "no natural" ; à vélo c'est plus pratique qu'en voiture...

Le chemin en pleine nature, au milieu des bovins, est magnifique jusqu'à la retenue d'Alcantara. Il n'y a personne à part trois pêcheurs et quatre pèlerins.

On fait une halte à Cañaveral ; on assiste même à un bout de messe. On sort un peu du chemin à Grimaldo, pour éviter les cahots de la "calzada romana". On trouve une route formidable. Je tombe dans un ruisseau en cueillant des figues. On mange nos derniers œufs durs à Holguera et on repart pour Riolobos où on se perd un peu à cause d'un propriétaire qui a interdit le passage chez lui. Le gîte est pris à "Los Emigrantes", au pied des splendides murailles maures de Galisteo. C'est la fête au village et on assiste aux préparatifs devant la mairie. Tous les enfants sont joliment costumés.

LUNDI 9 SEPTEMBRE.

Au départ, on se perd et après un petit détour de 8 kilomètres on aboutit en partie. Henri crie dans une cour de ferme. Henri crie très fort pour attirer quelqu'un ; il ne réveille même pas le chien. Il faut dire qu'hier c'était un jour de fête dans la région et comme ce jour tombait le dimanche, le jour férié est reporté au lundi. Tout le monde dort. Finalement on se retrouve sur le bon chemin à Carcaboso où nous rencontrons Julio Baeza, un jeune conseil juridique, expert comptable, qui roule a vélo et parle un bon français.

On va faire avec lui une des plus belles portions de Camino par Valdeobispo, l'arc de Caparra. C'est très technique à raison des obstacles de toutes sortes et très physique car il y a du dénivelé. Personne pendant des heures, un soleil de plomb, l'eau des bidons est impossible à boire tellement elle est chaude. Mais quel spectacle de nature ! Au milieu de ce parcours, l'arc de Caparra est une énorme surprise : la voie romaine venant de Séville passait à côté, on la voit encore très bien, et l'arc marquait le centre d'une grande ville-étape, au croisement du cardo et du decumanus. Tout autour, au ras du sol, on distingue les restes de la ville romaine classique.

À quelque distance on reprend le goudron avec plaisir car on a été secoués comme des pruniers pendant plus de deux heures. On arrive à 8 kilomètres de notre étape mais on a une soif terrible et on sort du chemin pour un village que l'on voit au loin : La Granja. On trouve là une auberge sympathique au bord d'un petit plan d'eau où nagent des baigneurs. On refait le plein d'énergie en compagnie de Julio et on repart. On se quitte à Aldeanueva pour nous installer dans notre gîte au-dessus d'un salon de coiffure. Nous avons un appartement avec une chambre pour chacun. C'est la fête au village, il y a un bruit incroyable, boules Quiès obligatoires. Nous étions très fiers d'avoir trouvé un appartement tranquille, avec une chambre pour chacun ; nous étions juste un peu surpris de voir arriver une énorme semi-remorque qui s'est garée sous nos fenêtres. Il s'est avéré que c'était un podium avec orchestre d'une dizaine de musiciens Les boules Quiès ont été insuffisantes. Vers trois heures et demie Henri est allé sur le balcon, en slip, et a été frénétiquement applaudi par toute la population du village.

MARDI 10 SEPTEMBRE.

La journée va être rude, toute en montée dans la chaleur et par des pistes quelquefois impracticables, comme un peu avant la Calzada de Bejar ; c'est là qu'Henri éprouvera notre première crevaison. À la sortie d'Aldenueva nous déparions un cycliste qui n'a pas de pompe. On le retrouvera le soir à l'étape et il va s'avérer être un prêtre écossais ; c'est lui qui portera en espagnol un toast original au début du repas "À l'amour sans belle-mère !"

On va rencontrer très brièvement trois Biélorusses à pied, puis deux couples de Français.

Aujourd'hui nous quittons l'Estrémadure pour la Castille et entrons dans la Meseta. Le gîte se prend à Fuenterobble dans un lieu original. C'est une auberge paroissiale, une des premières sur le chemin, créée par le padre Blas. Nous sommes reçus par un hospitalier, Jésus, très sympathique. Là nous retrouvons Julio et le prêtre écossais. Dortoir confortable, installations pratiques. Avec un autre cycliste, catalan, nous proposons de faire table commune au gîte ce soir et nous faisons les courses avec Julio. Jésus nous fait des sortes de galettes frites au riz et légumes avec de la viande de porc iberico ; c'est excellent. Je fais une salade de tomates avec thon, anchois et oignons. Jésus ajoute un gros et délicieux melon blanc. Pendant le repas, le padre Blas arrive. On ne comprend rien à ce qu'il nous dit en espagnol.

Des pèlerin se sont arrêtés ici pour peindre des sortes de retables, grands panneaux de bois avec des sujets très divers. Le padre a une collection importante de charrettes et de voitures à cheval avec capote ; elles sont peintes magnifiquement. Il m'amène les voir et me propose de rester demain ou de revenir pour restaurer les peintures ...

MERCREDI 11 SEPTEMBRE.

Après un desayuno pris en commun avec le padre qui prend un gazpacho et du melon et nous donne une bénédiction émouvante sur le pas de la porte au soleil levant nous reprenons la route à cinq : l'Écossais, le Catalan, Julio et nous deux. Henri a réparé hier une deuxième crevaison sur sa roue avant. Nous prenons le chemin de terre en quittant l'Écossais qui a un vélo de route. C'est une douce et longue montée vers le Pico de Duena, 1.200 mètres, une heure dans les côtes et sur les cailloux. Courte descente dangereuse sans incident et on fait étape à San Pedro pour une tortilla.

Sous le soleil et dans la chaleur on repart pour une route facile, 20 kilomètres jusqu'à Salamanque. Jordi le Catalan, qui est officier de police criminelle, nous quitte pour aller plus loin, il a quarante-deux ans, il est costaud et il roule très fort. La route est facile mais le vent est défavorable et la cathédrale que l'on voit à près de vingt kilomètres, n'en finit pas de se rapprocher. Avec Julio nous prenons notre gîte en plein centre historique, une chambre pour trois (il faut monter les vélos à l'étage), Hostal Escala Luna. C'est la feria dans Salamanque, beaucoup de monde et un podium avec groupe rock au centre de la Plaza Mayor. C'est bien dommage ; au surplus, il fait froid pour la première fois depuis notre départ. C'est portes ouvertes pour tous les musées et monuments, sauf pour la cathédrale ; comme il y a la queue pour rentrer partout, nos allons à la cathédrale où l'entrée est payante. Magnifique. Quand nous en sortons, à n'y a plus de queue à l'université et nous en profitons. Le repas est expédié dans la froidure et on va récupérer de cette montée au Pico de la Dueña dont nous nous souviendrons. Pas le temps de dessiner.

JEUDI 12 SEPTEMBRE.

Nous partons de Salamanque sous la froidure, toujours avec Julio. C'est la Meseta, il n'y a pas grand-chose à dire du chemin. On s'arrête dans les villages pour boire et manger : Calzada de Valdunciel, El Cubo de la Tierra del Vino et finalement Zamora au bord du Duero ! La ville est parsemée d'églises romanes et le gîte municipal est très bien. L'hospitalier est très rigoureux sur l'horaire et quand nous rentrons le soir après nos visites et notre repas, nous trouvons porte close. On fait du bruit et on nous ouvre.

le vélo de Jean-Baptiste

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