ASSOCIATION FRANÇAISE des PÈLERINS de SAINT JACQUES de COMPOSTELLE


Voyage de Nicolaus von Popplau en Espagne et au Portugal (1484).

Source : Viajes de Extranjeros por España y Portugal en los siglos XV, XVI y XVII - Coleccion de Javier Liske (1878). Ce récit a été rédigé en allemand de la fin du XVe siècle. Il en existait une copie à la biblothèque Sainte Isabelle de Breslau. Celle-ci en assura la publication en 1806. L'auteur, Nicolaus von Popplau est né à Breslau maintenant Wroclaw en Pologne (Silésie). Le texte du voyage en Espagne débute en Galice où l'auteur débarque le 21 juillet 1484 en provenance d'Angleterre.

Nous n'affichons que le début du récit qui seul concerne Saint-Jacques et sa région.
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Nous arrivâmes à Saint-Jacques de Compostelle la veille de la fête de Sainte Marie-Madeleine (donc le 21 juillet), à 1000 milles (des côtes anglaises ?). Cette ville se trouve en Galice. Le lendemain, de Saint-Jacques, je fis douze milles allemandes à cheval jusqu'à Notre-Dame de la Barque où je vis une épave de bateau tout en pierre avec mat et voile pendante, les deux en pierre. Le mat avait la hauteur de trois hommes et pour la grosseur trois hommes pourraient à peine l'embrasser. Malgré tout je pus, ainsi que d'autres, faire bouger cette pierre d'une main, ce qui tient du miracle.

Sur ce bateau naviga Notre Dame. De ce sanctuaire de La Barque ou de Notre-Dame, je me rendis à Finis Terræ, appelé par les ignorants "Finstern" c'est-à-dire "ténèbres". Quatre milles allemandes. Au delà il n'y a plus de terre. Ici même, dans l'église Notre-Dame, on gagne des indulgences plénières. On y montre aussi un bras de saint Guillaume. De cet endroit, je retournai à Saint-Jacques de Compostelle où, entre autres nombreuses choses, on me montra le crâne de saint Jacques le Mineur et d'autres saints et les restes de saint Jacques le Majeur dont la tombe existe dans l'église elle-même. J'ai également touché avec la main le fer du bâton qu'il utilisa au cours de ses voyages et qui doit mesurer un empan.

Ensuite, en fin de semaine, je me rendis, à quatre milles allemandes, à Padron où je vis le siège où s'était assis saint Jacques et l'endroit sur une hauteur d'où il fit ses prédications et où on a construit une petite église. À la base existe une source que saint Jacques fit jaillir avec son bâton.

Le lendemain, je me rendis à une ville appelée Muros, distante de sept milles où je trouvai un navire qui s'y était mis à l'abri d'une grande tempête avec des vents très contraires. Pour cette raison je dus faire l'acquisition pour cinq couronnes d'un bon cheval capable de porter mes bagages aussi pesants que moi.

Je me rendis ensuite à Padron, à sept milles, puis à la ville de Pontevedra, six milles, à Redondela, trois milles et à la ville de Tuy, cinq milles. Tous ces endroits se trouvent en Galice que contrôle le Roi d'Espagne. Le jour suivant, je m'embarquai sur le fleuve Miño de la ville de Tuy à celle de Valença qui est en face et qui appartient au roi du Portugal. Ce fleuve sépare la Galice du Portugal. De Valença, je parvins à Ponte de Lima, une ville et cinq milles encore jusqu'à la ville de Barcelos. Encore deux pour Rates où se tient un petit marché, trois pour celui de Doxorres et deux jusqu'à Porto, la meilleure ville du Portugal excepté Lisbonne. ...

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