D'ARLES À CASTRES

Michel GOISLARD ©

Si la bienveillante lecture de ce court récit parvient à amuser quelques lectrices et lecteurs téméraires, alors j'en serai heureux. Et si, de plus, la bienveillante lecture en question donne l'idée de pérégriner sur le chemin d'Arles...

L'IDÉE DE MARCHER SUR LE CHEMIN D'ARLES naquit de propos échangés, en cours de route, de Saria à Santiago, en octobre 1999. Une pèlerine et trois pèlerins, membres de la Société des Amis de Saint-Jacques, prirent ainsi rendez-vous et se retrouvèrent le 6 juin 2000, à 6 heures du matin, en gare d'Arles.

Mardi 6. - Arles - Saint-Gilles, 20 kilomètres.

Visite et détours en Arles. Les arènes... Plus loin en ville, une haute grille, fermée à cette heure matinale, nous interdit l'accès aux Alyscamps. Premier sceau sur les crédencials : Saint-Trophime. Bien aérée par un Mistral débutant, cette étape nous fait principalement suivre la D. 37 sur laquelle, heureusement, ne circulent que quelques rares véhicules. Au rythme modéré de notre marche, nous avançons sous un ciel limpide, dans le plat pays camarguais, parsemé de troupeaux de petits taureaux noirs. Déjeuner à Saliers, à l'abri du vent devenu fort, à la Manade Salésienne, où nous avons été accueillis par Françoise Peytavin qui a gentiment mis à notre disposition les locaux de son gîte.

De Saint-Gilles à Toulouse, il nous a fallu choisir, entre deux chemins :
- Par Béziers et Carcassonne, 354 kilomètres, à partir de l'itinéraire de Toulouse à Saint-Gilles, retourné, initialement établi et aimablement communiqué par Marcel Girault, grand spécialiste de saint Gilles ;
- Par Montpellier et Castres, 403 kilomètres, selon le Chemin d'Arles vers Saint-Jacques-de-Compostelle, de Day, Laborde-Balen, Macia et Siréjol, aux possibilités d'accueil commentées et enrichies par Gérard Michel, pèlerin expérimenté. De plus, cette voie suit le G.R. 653.

Ayant observé que, d'une part, le plaisir de marcher ensemble l'emportait sur le choix du chemin et, d'autre part, que l'ouvrage de Day et Laborde-Balen fourmillait, à priori, de renseignements pour ne pas se perdre, le choix s'est porté sur la voie par Montpellier et Castres. De plus ce serait le vrai chemin de Saint-Jacques. Que Marcel Girault nous pardonne.

Équipés d'un portable, nous téléphonions en chemin pour réserver notre gîte : " Pouvez-vous accueillir quatre pèlerins sexagénaires, une dame et trois messieurs ? " Cette première nuit, nous avons couché dans deux caravanes, au camping de la Chicanette, situé au centre de la ville.

Mercredi 7. - Saint-Gilles - Gallargues-le-Montueux, 28 kilomètres.

Déclaration de Marcel arrivé en haut d'un raidillon : " Je ne parviens plus à me sublimer. " Ce qui nous a laissé pantois. À la suite de quoi Jean me suggère, pour enrichir le présent récit, de rechercher et de noter la définition de sublime. La voici, selon le Petit Robert :

SUBLIME [syblim]. Adj. et n. m. (1461 ; " sublimé ", T. d'alchim., v. 1400 ; lat. sublimis " élevé dans les airs, haut "). I. Adj. ? 1° Qui est très haut, dans la hiérarchie des valeurs (morales, esthétiques) ; qui mérite l'admiration. V. Beau, divin, élevé, extraordinaire, noble, parfait, transcendant. De sublimes beautés. Paysages, ruines sublimes. Etc. II. N. m. ? 1° (1680). Ce qu'il y a de plus élevé dans l'ordre moral, esthétique, intellectuel. V. Grandeur. Etc.

Mais si, Marcel, il y a quelque chose de sublime en toi. Le chemin longe, sur de nombreux kilomètres, de grands vergers non clos aux arbres abondamment garnis d'abricots et de pêches, mûrs. Il y a beaucoup de bons fruits au sol et ainsi nous n'avons même pas été tentés par une coupable cueillette. Plus loin, nous croisons un tracteur et sa remorque chargée de cageots de fruits. Le jeune maghrébin, conducteur du véhicule, s'arrête à notre hauteur et nous offre de ses fruits pour garnir nos sacs. Depuis, pêches et abricots sont, pour moi, associés à ce souvenir.

Rassemblés dans un vaste marabout, au camping des Amandiers, nous avons passé une nuit bien aérée.

Jeudi 8. - Gallargues-le-Montueux - Saint-Guilhem-le-Désert, seulement 15 kilomètres à pied.

Voyage en car, avec changement à Montpellier, jusqu'à Giniac afin d'éviter la traversée à pied de la grande ville, traversée à pied qui ne soulevait aucun enthousiasme. Nous avons marché au bord de la D. 32 de Giniac à Aniane où l'église et le presbytère sont fermés. Après compostage des crédencials à la mairie, nous avons repris le G.R. 653.

Découverte de grandioses paysages quelques kilomètres plus loin. En descendant au bord de l'Hérault, on suit ses gorges encaissées depuis le pont du Diable jusqu'à Saint-Guilhem. À Saint-Guilhem, les sœurs de Saint-Joseph, longtemps attendues aux marches du carmel, n'ont pu nous accueillir car elles recevaient, de grand matin le lendemain, un groupe qui avait réservé. Nous nous sommes repliés sur le bon gîte de la Tour où nous avons rencontré une pèlerine marseillaise, venant de Rome et projetant d'aller jusqu'à Santiago.

Vendredi 9. - Saint-Guilhem-le-Désert - Saint-Jean-de-la-Blaquière, 24 kilomètres.

Les G.R. sont en général correctement balisés. Toutefois, il faut suivre attentivement le 653 à la sortie de Saint-Guilhem, sinon on peut marcher un certain temps sur le 74... Cette mésaventure est d'ailleurs arrivée à deux pèlerins ronchons rencontrés par la suite, sur le quai, en gare de Castres.

La carte verte de l'I.G.N. et le guide de Laborde-Balen and C° ne correspondent ni entre eux ni, surtout, au terrain. Les fréquentes imprécisions remarquées m'ont autorisés, par la suite, à le baptiser Guide à la graisse de baleine. Ce qui est un mauvais jeu de mots. Quand même : ou bien les indications de durée de ce guide ont été établies à partir des temps relevés par un champion, ou bien nous marchons très lentement. Peut-être y a-t-il des deux... Enfin, ce guide a le mérite d'exister et nous sommes souvent bien contents de nous y référer.

Beau sentier récemment aménagé par de jeunes délinquants dans le cadre de travaux d'utilité publique, fortement et continûment pentu et caillouteux depuis la sortie de Saint-Guilhem jusqu'à son point le plus haut. Découverte de magnifiques et changeants paysages mis en valeur par un ciel peu nuageux et donc souvent ensoleillé. L'ami Marcel déclare qu'il n'arrive toujours pas à se sublimer dans les montées. Moi non plus d'ailleurs.

Sur le chemin de crête, exceptionnellement, le balisage est inexistant. Le doute nous vient au sommet d'une colline où une voie large et en descente douce s'ouvre devant nous. Après un bon quart d'heure de marche aisée sur cette piste accueillante, nous réalisons qu'il nous faut revenir sur nos pas. Encore une fois, nous observons que les chemins de Saint-Jacques sont rarement les plus faciles. Ensuite, sur de nombreux kilomètres, malgré plusieurs examens de la carte, lectures répétées, attentives et discutées du guide et, en dernier recours, sortie des boussoles, nous avons douté du chemin que nous suivions.

Enfin, des marques blanches et rouges nous indiquent la voie vers Saint-Jean-de-la-Blaquière maintenant visible.

Deux accueils possibles : soit l'hôtel-restaurant, hors du chemin, à plus de 400 francs la chambre, soit la salle communale, sur le sol et sans paillasse. C'était l'occasion d'essayer les moyens individuels de couchage, élastiques ou autogonflants, dont trois d'entre nous se sont équipés.

Il était près de vingt heures et la charmante madame Taisse, détentrice des clés municipales, jointe dans la matinée par téléphone, nous attendait avec une pointe d'inquiétude. Elle nous avait fait préparer un copieux dîner au bar du village. Elle a aussi mis à notre disposition un cabinet de toilette dans une maison de sa famille et, le lendemain matin, nous a préparé, chez elle, un sympathique petit déjeuner. Nous ne nous étendrons pas trop sur les détails de la nuit passée sur le sol des locaux communaux... Et pourtant, s'étendre, il a bien fallu.

Une réception municipale était prévue le lendemain à midi et les couverts étaient déjà dressés sur des panneaux de bois reposant sur des tréteaux. Nous avons débarrassé quelques tables et les avons utilisées pour nous isoler du carrelage. L'unique matelas du lieu, disposé à l'angle opposé des autres couchages, fut attribué à Marcel, meilleur ronfleur de la troupe. Ce qui nous a permis, durant la nuit, d'apprécier l'excellente qualité acoustique de la salle. Bien entendu, tables et couverts ont été soigneusement remis en ordre, de bonne heure le lendemain matin.

Samedi 10. - Saint-Jean-de-la-Blaquière - Lodève, 13 kilomètres.

Très forte et durable pluie d'orage sur la fin du parcours. Les chaussures sont pleines d'eau. Nous étions persuadés, considérant les possibilités de logement annoncées, de n'avoir aucun problème de gîte. Hélas, le syndicat d'initiative était fermé depuis midi. Personne ne décrochait à nos insistants appels téléphoniques. Ni la police ni la gendarmerie ne connaissaient l'existence des gîtes municipaux figurant sur notre guide. Des miens amis, résidant à Lodève, pèlerins avec qui j'avais marché sur le Camino en 1996, m'avaient récemment décrit la magnifique réalisation d'un gîte privé installé dans une ancienne maison de tolérance. Le pied, paraît-il. J'avoue que l'idée de faire coucher des pèlerins en pareil lieu m'amusait un peu. Hélas, à l'époque de notre passage, mes amis de Lodève étaient absents de leur domicile. On a tout de même fini par trouver, close (évidemment), la magnifique réalisation.

Heureusement, la dernière adresse, notre ultime recours avant l'hôtel, confirmée par la dame du presbytère de Saint-Fulcran, l'Atelier de Soulondres, bon gîte privé tenu par une sympathique anglaise et son époux artiste peintre, nous a accueilli et nous avons pu, chacun en chambre individuelle, nous laver et sécher nos affaires avant le repas du soir.

Dimanche 11. - Lodève - Lunas, 24 kilomètres.

Entre deux tentatives de sublimation, Marcel nous relate quelques souvenirs de guerre dont cette déclaration du général Bigeard lors d'une opération : " On fait quarante kilomètres dans la brousse, ensuite on attaque, souples et félins. " Souples et félins, ça nous a bien plu et nous l'avons souvent utilisé dans les passages pentus un peu difficiles.

Arlette attire notre attention sur les fraises des bois, nombreuses et mûres, au bord des chemins forestiers. Leur parfum et leur goût subtils sont suffisamment agréables pour nous inciter, malgré les sacs à dos, à plusieurs cueillettes.

L'Auberge gourmande, unique possibilité d'hébergement mentionnée sur nos documents était enrichie du commentaire suivant : " À éviter, la plus mauvaise étape de tous les chemins de Saint-Jacques, il est préférable de continuer jusqu'à Bousquet-d'Orb. " Comme nous avons le goût du risque, et aussi, et surtout, parce que nous en avions plein les godillots, nous avons voulu vérifier et bien nous en a pris. La table, bonne, était copieuse ; deux chambres - une de trois lits et une d'un lit - furent mises à notre disposition ; le tout pour un prix très raisonnable. Le patron a peut-être ses têtes ? Peut-être nous a-t-il trouvés sympathiques ? Arlette dit que c'est une question de filing.

Lundi 12. - Lunas - Saint-Gervais-sur-Mare, 24+4 kilomètres.

Le plaisir que nous trouvons à échanger nos idées, voire nos souvenirs, en marchant est un des éléments du charme de ce pèlerinage. Charme fait de l'heureux mélange de l'atmosphère de ce chemin de Saint-Jacques, de notre entente et de notre bonne humeur.

Quelquefois, une chanson de marche lancée par l'un d'entre nous est ensuite reprise à l'unisson. Arlette a déclaré qu'elle ne les connaissait pas toutes et nous avons à cœur de l'instruire. Rien n'a été enregistré, toutefois, au vol, j'ai pu en saisir quelques bribes. Il s'agissait de demoiselles d'un port breton, des roses tongs de mon grand-père... Je ne me souviens plus très bien.

De manière à ne pas laisser s'installer de fausses impressions, je dois préciser que la teneur de nos conversations est généralement sérieuse. D'ailleurs, Jean nous explique qu'un pèlerinage vaut une analyse (psychanalytique). Je le crois volontiers, s'il s'agit d'un grand pèlerinage, préparé dans ce but.

Étape au refuge Nébuzon, situé à un bon kilomètre au sud de Saint-Gervais-sur-Mare. Ah ! Le dernier kilomètre... Exceptionnellement, ce soir, nous ne sommes pas les seuls occupants du gîte et nous dînons à la table d'hôtes en compagnie de deux randonneurs marseillais.

Mardi 13. - Saint-Gervais-sur-Mare - Murat-sur-Vèbre, 28+3 kilomètres.

Jean propose un " petit " problème :

Dans un lot de douze pièces d'or, il y en a une de fausse. Vous disposez d'une balance type Roberval et vous avez droit à trois pesées pour découvrir la fausse pièce.

À ce jour, je n'ai toujours pas trouvé. Merci de m'écrire si vous connaissez la réponse.

Retardés par une sieste un peu plus longue que prévu, Marcel et moi avons réussi à nous faire véhiculer, sans honte, sur les derniers kilomètres, de Ginestet à l'entrée de Murat.

Mercredi 14. - Murat - La Salvetat-sur-Agoût, 22 kilomètres.

Gîte municipal installé dans l'ancien presbytère où, puisque c'était mon tour, j'étais logé dans la même chambre que mon compagnon de marche et de sieste. Boules Quiès bien enfoncées, j'ai bien dormi et, paraît-il, légèrement ronflé.

Nous rencontrons, installé dans ce gîte, un pèlerin solitaire, de Bagneux, venant d'Arles. Il est pressé d'arriver à Compostelle et partira demain avant l'aube, sans faire de bruit. Nous avons appris par la suite qu'il s'était perdu dans La Salvetat où il a tourné en rond jusqu'à neuf heures du matin et que, pour finir, le pauvre s'était fait une entorse. Ce sera le second et dernier pèlerin que nous rencontrerons sur deux cent cinquante kilomètres.

Bien balisé par la F.F.R.P., borné de quelques croix de Saint-Jacques en fer et ornées d'une coquille, ce chemin d'Arles mérite d'être mieux connu. Nous sommes tous les quatre d'accord pour convenir qu'il supporte très bien la comparaison avec celui du Puy.

Un plongeur de l'Éducation nationale, rencontré au bar de La Salvetat, bar où, exceptionnellement ce soir-là, on ne servait pas de repas, a proposé de nous véhiculer jusqu'au seul restaurant ouvert. Nous nous sommes ainsi retrouvés dans la vaste 605 du plongeur qui nous a conduit, un bon kilomètre hors de la commune, au parking du restaurant en question. Les forts prix affichés nous ont décidés à déléguer Jean, pour voir... Habile négociateur, il nous a obtenu quatre copieux dîners à 60 francs tout compris. Le plongeur à la 605 ne m'inspirait guère confiance. Après coup, j'ai reconnu que je m'étais trompé.

Jeudi 15. - La Salvetat-sur-Agoût - Anglès, 20 kilomètres. Anglès - Lasfaillades. 8 kilomètres.

À Anglès, après dégustation d'un grand diabolo menthe bien frais, chargés que nous étions du ravitaillement et de la confection du repas du soir, Marcel et moi avons choisi de prendre l'unique taxi du pays de façon à ne pas faire attendre nos courageux compagnons de route, partis loin devant et avec qui nous avions rendez-vous au gîte de Gau.

Prévenue par téléphone, l'hôtesse nous attendait à sa ferme afin de nous véhiculer, à au moins trois kilomètres du G.R., jusqu'à son bon et vaste gîte dont nous étions les seuls usagers. Il est convenu avec madame Bayourte, la patronne du gîte, qu'elle viendra nous prendre en voiture demain matin afin de nous ramener sur le chemin.

Après dîner, et après de nombreuses tentatives, un feu clair ronflait dans la cheminée d'angle, au grand plaisir de quatre heureux pèlerins les jambes allongées devant le foyer et vautrés dans de profonds fauteuils.

Vendredi 16. - Lasfaillades - Saint-Hippolyte-de-Lagriffoul (4 kilomètres avant Castres), 21 kilomètres.

Roger Arènes, à qui Marcel avait téléphoné la veille, nous attendait au gîte des Hirondelles en compagnie de Jean, parti vite devant car pressé d'arriver à Castres avant la fermeture de sa banque. Accueil triomphal, champagne, photos. Talentueux sculpteur, entre autre, du grand pèlerin de bronze installé devant la Villégiale Saint-Jacques, Roger Arène nous véhiculera et nous fera visiter sa ville et son atelier.

Marcel a bouclé son chemin d'Arles.

Seul Jean, bénéficiaire d'une plus longue permission, continuera jusqu'à Toulouse et ainsi terminera également son chemin d'Arles. Le dimanche matin, nous irons, en voiture, lui rendre visite à l'abbaye d'En Calcat où il était logé. Belle messe abondamment encensée et chantée par une cinquantaine de moines bénédictins.

Quant à Arlette et moi, nous convenons, si Dieu le veut, de poursuivre, l'an prochain, en partant d'Auch. Peut-être en compagnie de nouveaux pèlerins...


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Voici, parmi d'autres évoquées en chemin, deux recettes " jacquaires " communiquées par Arlette :

Soupe à l'ail " à la zamorana ".

Ingrédients : 200 grammes de pain rassis, 80 grammes de saindoux ou d'huile, 2 ou 3 gousses d'ail, sel, paprika doux, eau.
Dans une cocotte en terre, on introduit le saindoux ou l'huile que l'on fait chauffer et on y fait revenir les gousses d'ail épluchées et coupées en morceaux. Quand elles sont dorées, on les retire et on les pile dans un mortier avec une cuillerée de paprika doux en ajoutant un peu d'huile pour que le résultat soit bien homogène ; ensuite on mélange avec ce qui reste dans la cocotte.
À part, dans un pot en terre, on met le pain finement coupé que l'on couvre d'eau chaude et que l'on place sur le feu ; on y ajoute la préparation décrite ci-dessus et du sel. On fait cuire le tout à feu vif pendant 10 minutes environ, tout en remuant avec une cuillère en bois, puis 15 minutes de plus à feu doux.
On sert très chaud dans la cocotte.
Certains aiment faire pocher des œufs dans la soupe avant de la servir.

Tarte de Santiago.

Pour la pâte : 1 œuf, 125 grammes de sucre, 125 grammes de farine.
Pour la crème d'amandes : 4 œufs, 250 grammes de sucre, 1 zeste de citron, 250 grammes d'amandes pilées ou concassées, 1 pincée de cannelle.
Farine pour le plan de travail, beurre pour graisser le moule, sucre glace, croix de saint Jacques découpée dans du carton.
Préparation de la pâte : battre l'œuf et le sucre avec une ou deux cuillerées à soupe d'eau chaude jusqu'à obtenir un mélange onctueux. Ajouter progressivement la farine jusqu'à ce que la pâte se détache.
Préparation de la crème : battre les œufs et le sucre, ajouter le zeste de citron, les amandes pilées et la cannelle, bien mélanger.
Abaisser la pâte sur une surface farinée, la placer dans le moule beurré, la piquer à la fourchette, répartir la crème d'amandes, faire dorer 30 minutes dans une four préchauffé à 180 °C.
Refroidir dans le moule.
Placer la galette sur un plat.
Disposer la croix de saint Jacques, saupoudrer de sucre glace et ôter la croix.
Recette " maison " de Manuel Ferreiro Barca, café-bar Mazarelos, Santiago.


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