SAINT JACQUES le MAJEUR

Dans le Nouveau-Testament, il existe plusieurs "SAINT JACQUES" (note). Celui de Compostelle est "le Fils de Zébédée" ou saint Jacques le Majeur. On le distingue de saint Jacques le Mineur fils de Marie, la femme de Cléophas et frère de Joseph. Ce saint Jacques le Mineur est parfois appelé "frère du Seigneur" du fait de sa parenté avec Jésus et de son rôle important dans la première communauté chrétienne de Jérusalem. Saint Jacques, "Fils d'Alphée" qui faisait partie du groupe des douze est parfois confondu avec saint Jacques le Mineur alors que c'est probablement un personnage différent.

Notre SAINT JACQUES était fils de Zébédée et de Salomé, une des femmes qui avait suivi Jésus et se trouvait au pied de la Croix. L'Apôtre Jean était son frère. Avec leur père Zébédée et avec Pierre et André, ils avaient une petite entreprise de pêche au nord du lac de Tibériade. C'est dans ce petit groupe que Jésus choisit ses quatre premiers disciples. Ils répondirent à l'appel de Jésus "immédiatement". C'est Jésus lui-même qui donna à notre saint Jacques et à Jean le surnom de "fils du Tonnerre", probablement à cause de leur ardeur. À des étapes décisives de sa vie (résurrection de la fille de Jaïre, Transfiguration, Agonie dans le jardin des Oliviers), Jésus s'entoura de Pierre, Jacques et Jean.

Jacques enfin, est l'un de ceux dont le nom est cité dans les rencontres avec Jésus ressuscité.

dessin de Michel Goislard

On ignore tout de son activité dans l'Église naissante mais c'est lui que le roi Hérode Agrippa 1er choisit de faire périr vers l'an 44 pour punir et affaiblir la jeune communauté chrétienne de Jérusalem. Dans sa jeunesse, Hérode avait mené à Rome une vie licencieuse. Il y fut en très bonnes relations avec les empereurs Caligula et Claude qui le gratifièrent du pouvoir royal sur toute la Palestine. Son gouvernement fut favorable à l'orthodoxie juive probablement pour faire oublier ses attaches romaines. Saint Jacques fut décapité vraisemblablement comme idolâtre. La divinité de Jésus n'étant pas reconnue par les juifs, l'adorer était de l'idolâtrie.

ASSOCIATION FRANÇAISE des PÈLERINS de SAINT JACQUES de COMPOSTELLE Retour page précédente    clic