LES VILLES et VILLAGES avec des RELIQUES de SAINT JACQUES en ITALIE.

Ce texte de Pierre Maury a été publié en janvier 2021 dans le bulletin n°20 de l'Association

1) PISTOIA (Toscane)
En 849, les habitants de Pistoia, craignant que leur ville soit envahie par les sarrasins qui étaient déjà aux portes de Rome, demandent à l'apôtre San Jacopo sa protection, en se souvenant que dans des circonstances semblables, le roi Ramiro d'Espagne aussi avait demandé l'aide du saint. Pistoia n'est pas envahie et, en signe de remerciement pour la grâce reçue, les citadins élisent San Jacopo leur patron et bâtissent une chapelle dans le premier cercle des murailles près d'une forteresse en 1131 (de 849 à 1131 ?) et l'appellent San Jacopo in Castellare à cause de la proximité avec le Castellare (château-fort) et pour le peuple San Jacopino. Ainsi raconte la légende... Elle fut supprimée en 1784 et devint une usine textile pour les filles pauvres, hébergées à coté dans les écoles "Léopoldine". Aujourd'hui il reste peu de traces de la façade. L'histoire documentée raconte que le culte de San Jacopo à Pistoia connait son essor maximum lorsqu'ils reçoivent une relique du saint depuis Compostelle. Les documents de l'Opera di San Jacopo, une institution formée par des laïques autour de l'an 1160, parlent d'un certain Ranieri, un ecclésiastique de Pistoia formé à l'école de l'évêque Atto, qui part de sa ville pour approfondir sa formation spirituelle. Entre la France et l'Angleterre, il fait étape en Galice et à Compostelle et là il devient un personnage de l'église compostellane. Vu la situation, l'évêque Atto, désireux d'offrir à la ville de Pistoia une relique du saint vénéré, demande à Ranieri de faire œuvre de médiation pour en obtenir une de l'archevêque et des chanoines de Compostelle. L'Archevêque Didaco, en voulant exaucer les demandes pressantes de l'évêque Atto et du diacre Ranieri, bien chéri par lui, fait ouvrir le sarcophage avec le corps de l'apôtre et introduit une main pour en prendre une mèche de cheveux. Mais avec la mèche de cheveux il détache aussi un petit fragment d'os. Deux citoyens de Pistoia sont envoyés pour prendre en charge la relique: Mediovillano et Tebaldo. Leur retour à Pistoia les premiers jours de juillet 1144 est accueilli avec des grandes célébrations. Pour conserver proprement la précieuse acquisition est bâtie dans la Cathédrale di San Zeno une chapelle dédiée à San Jacopo, consacrée le 25 juillet de 1145, où est déposé un autel en argent sur lequel est exposé le reliquaire.
2) CAMARO - quartier de MESSINA (Sicile)
La plus ancienne et importante relique est "l'articulation du doigt de San Giacomo", d'abord transférée en grande pompe à Capizzi, dans les monts Nebrodi, par le chevalier aragonais don Sancho de Heredia et ensuite emportée (en partie) à Messina avec grande déception des gens de Capizzi par le même. Tellement ils étaient en colère pour s'être vus dérobés d'un tel prodigieux reste sacré qu'encore aujourd'hui à Capizzi, pendant la procession patronale, les dévots balancent maintes fois la Vara di San Giacomo contre la maison ayant appartenue au chevalier responsable du méfait. L'église de San Giacomo "l'Ammazzamori" (Matamoros) a été récemment découverte juste derrière le Duomo et l'Apôtre est encore le patron de Camaro et d'autres centres de la province. Depuis l'ég1ise de Camaro, la procession de ?n juillet voit l'arrivée au Duomo de la ville de Messina de la Vara d'argent du Saint et un rituel unique en son genre prévoit le retour en vitesse à Camaro par les fidèles pour éviter et en souvenir d'une tentative de vol survenue au cours du XVIII siècle. La Confrérie de S. Giacomo Apostolo il Maggiore, dans Camaro Superiore, est la référence de la particulière dévotion à l'apôtre. Elle a été constituée en 1550, comme il en résulte des a.rchives curiales. La date est importante car elle témoigne avec certitude que le culte de San Giacomo a des origines lointaines dans le temps, jusqu'à remonter à l'an Mil quand les Normands diffusèrent ce culte dans presque toute la Sicile. La présence de cette confrérie est témoignée par différents écrits historiques: les annales de C. D. Gallo, le Buonfiglio et l°Iconologia della Beata Vergine de Samperi. Derrière le Duomo de Messina, plus précisément l'abside, il existe un "Largo S. Giacomo" en souvenir de l'ancienne église bâtie à l'époque normande, entre le XI et XII siècle. En effet, dans la dernière décennie, pendant des travaux routiers, on a découvert des restes de murs de l'ancienne église. La partie latérale du Duomo est dédiée à S. Giacomo avec une statue. D'après Mons. Pantaleone l\/[inutoli on lit que le 25 juillet les reliques données à la cathédrale de Messina par Don Sancho d'Heredia en 1430 étaient portées en procession solennelle à cette église. C. D. Gallo fait remarquer que la Confraternita di S. Giacomo du "casale Cammari" (Camaro) était toujours présente.
Le culte à San Giacomo s'accroit pendant la domination espagnole, de plus le curé Francesco Capano et la confrérie font faire à Pietro, Sebastiano et Eutichio Juvara, des argentiers renommés de l'époque, la Vara qui existe toujours. D'après l'acte notarié il s'agit du 20 janvier 1666, pendant une année sainte compostellane. Les membres de la Confraternita se passent de père en fils la charge de surveiller et défendre la dévotion à S. Giacomo, mais aussi de la varetta ou mieux du "Ferculum", comme un objet à eux, en les défendant même avec les armes. Plusieurs donations témoignent de l'affection pour le culte du Santo, registrés dans les archives de l'église de S. Maria Incoronata. Encore aujourd'hui la Confraternita est active et a réalisé un "Museo S. Giacomo", le seul en Sicile sur le pèlerinage compostellan. A l'occasion de l'année sainte 2004 le pape a concédé l'indulgence plénière aux pèlerins qui visitaient la chapelle de S. Giacomo près de l'église paroissiale de Camaro.

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3) Capizzi (province de Messina - Sicile)
Fondé au XIe siècle le sanctuaire de San Giacomo de Capizzi est l'église jacquaire la plus ancienne de l'île. Il est situé place Umberto Ier et il est connu depuis 1224 comme un des plus importants de la Sicile avec le nom de San Giacomo di Bethléem, confirmé avec le nom de Sanctus Jacobus di Belem en 1308. Le culte remonte à l'époque normande dans une chapelle en lisière des bois comme lieu d'ermitage. Son existence est due aux liens établis par les marquis Aleramici avec la Terre sainte. Dès l'arrivée des Aragonais en 1282 le culte du saint espagnol se diffuse. En 1427 la chapelle devient célèbre sanctuaire à cause du don fait par le chevalier Aragonais Sancho de Heredia de quelques reliques sacrées, dont l'articulation d'un doigt de San Giacomo Apostolo.
Le sanctuaire de San Giacomo a la voute de la nef centrale enrichie par des fresques, un représente la bataille de Clavijo du IXe siècle. Au centre de la nef sur la voute trône l'aigle symbole des Aragonais qui ont voulu la construction du sanctuaire. Sur l'autel majeur de la nef centrale il y a la statue de l'Apôtre Giacomo à l'intérieur de l'ancien "fercolo" utilisé pour porter le Santo en procession. Sur l'autel contigu au Sanctissime Sacramento il y a une niche creusée dans la roche dans laquelle sont exposées les Saintes Reliques gardées à Capizzi et l'original Étendard donné par Pedro II d'Aragon, qui permettait à la ville de ne pas payer d'impôts, étant sous la protection du roi. La façade principale du sanctuaire dans sa partie haute, dans une niche, garde une statue de San Giacomo Apostolo Maggiore de 1883 et aussi un vitrail moderne de l'Apôtre avec son bâton de pèlerin et les coquilles.
Chaque année il y a la fête civile et religieuse pendant plusieurs jours, du 16 juillet jusqu'au 26. Le 24 au soir on fait la procession des "reliques" avec la participation de la Confraternita de S. Bartolomeo, de la Confraternita de S. Giacomo et des Citoyens, de l'Église mère au Sanctuaire de S. Giacomo. Les reliques recelées dans un coffre ancien appartiennent aux saints: San Giacomo AP., S. Nicolô di Bari, Santa Lucia, S. Sebastiano, S. Antonio Abate, S. Antonio di Padova, S. Bartolomeo, S. Giovanni, et un fragment du Véritable bois de la ss. Croix. À l'arrivée de la procession suivent les premiers Vêpres, en forme solennelle, en l'honneur de San Giacomo. À l'aube du 25 juillet la tradition appelle à parcourir pieds nus le long trajet que le saint va parcourir le jour suivant. Le 26 est le jour le plus attendu. Vers 16h le Santo est transféré de la vara en or massif de l'autel principal à la vara massive néoclassique pour la procession des "Miracles". Vers 18h commence la procession du Boanergès accueilli par des confettis, applaudissements, feux d'artifice du peuple en fête. La vara portée sur les épaules des dévots commence son parcours impétueux dans les ruelles jusqu'à arriver à la Piazza Miracoli où les porteurs s'élancent avec fugue contre le mur d'une maison ancienne en tapant avec les bois de support du Fercolo. Il s'agit de creuser un trou et on compte le nombre de coups portés, les "Miracoli". On ne sait pas avec certitude la motivation, mais on suppose que la maison fut celle du chevalier Sancho De Heredia, responsable du transfert dans le duomo de Messina de quelques parties des Reliques que lui même avait donné à Capizzi. Depuis toujours, disent les habitants de Capizzi, San Giacomo a fait les "Miracoli", en attribuant au "rite" une intervention surnaturelle. De plus, si les coups au mur étaient à la fin pairs, l'année serait bonne; si impairs, il fallait s'attendre à des désastres en tout genre. Sinon on parle aussi du fait qu'avant le christianisme la maison ancienne était un temple payen qui fut abattu par le biais du "Fercolo" di San Giacomo et que la chose se répète comme rite sacré en souvenir.
4) San Giacomo à Caltagirone (Sicile)
San Giacomo Apostolo fut proclamé "Protecteur de la ville de Caltagirone" par le comte Ruggero le Normand en 1090 suite à sa victoire sur les Sarrasins du 25 juillet de la même année. Il fait ériger la Basilique du Santo hors de l'enceinte des murailles vers l'ouest. Le tremblement de terre de 1693 détruit presque en entier l'église qui fut rebâtie. On raconte que seule la chapelle avec la "Cassa Argentea" et le "Fercolo del Santo" ne fut pas touchée. Voilà pourquoi la tradition veut que San Giacomo en plus d'avoir sauvé la ville des invasions, la préserve des tremblements de terre. Au XV siècle par le biais d'un concitoyen illustre Giovanni Burgio, évêque de Manfredonia dans les Pouilles, avec la bénédiction du pape Callisto, fut portée la "relique" du Santo consistant en un petit fragment de l'os du bras, pour laquelle furent réalisés la "Cassa Argentea" et le "Fercolo" de San Giacomo en bois doré et argent, vers la ?n du XVI. Un nouveau fercolo ?dèle au précédent a été réalisé en bronze et or, la statue du saint est restée la méme. Les festivités durent plusieurs jours depuis le 23 jusqu'au 1er aout avec spectacles, processions, cortèges historiques et hommages aux reliques. Aujourd'hui dans la basilique il y a au centre du presbytère le Fercolo de San Giacomo derrière l'autel majeur, tandis que la Cassa Argentea est dans la chapelle de San Giacomo sur le coté gauche du presbytère.

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5) Mandas (Cagliari - Sardaigne)
Une forte importance a eu la présence du Ducato di Mandas, établi en 1614 et groupant 16 communes, jusqu'à 1843 quand les Duchés ont été interdits en Sardaigne. Son monument le plus important est l'église de S. Giacomo, avec une structure gotique-aragonaise du XVIe siècle.
De la féte en l'honneur de San Giacomo Apostolo, surement importé par les espagnols, on a la note écrite de la deuxième moitié du XVIe quand la communauté de Mandas, pour honorer le nouveau patron édifia un imposant sanctuaire. Une des pages de la tradition orale mandarèse raconte que chaque année, pendant la transhumance, les bergers des Barbagies, voyageaient avec un petit simulacre de l'apôtre San Giacomo il Maggiore. Les bergers faisaient halte où aujourd'hui il y a l'église paroissiale et un jour le simulacre devint si lourd que personne n'arriva à le bouger. Ils décidèrent alors de le confier aux mandaresi pour qu'ils construisent là une église de 1'apôtre. Une autre variante de la même légende parle du voyage d'une statue du Santo, de Cagliari vers les zones internes de l'ile, pour arriver à une église à lui dédiée. La paire de bœufs qui tirait le char avec la statue ne bougea plus, une fois arrivés à Mandas, et alors celle-ci demeura à Mandas. Par les documents conservés dans les archives historiques paroissiales on sait qu'en 1593, Petiano Carena était "obrer de St. Jaume" (ouvrier de saint Jacques), tandis que le Recteur Bassu ajoute que "la Iglesia Parroquial, cuyo titular es Santiago Apostol, el Mayor no se sabe quando se empeso la fabrica de dicha Parroquial, bien si se concluio la dicha fabrica el anno 1605, la que se hizo a gastos de la misma Iglesia (l'église paroissiale de st jacques, dont on ne connait pas la date de construction, s'acheva en 1605 à charge de la même église)". La nécessité des travaux dérive du fait que Mandas, chef-lieu de la Curatoria de Seurgus et donc de l'État des nobles Maza Carroz, devait devenir selon le futur Duca Pedro Maza Ladron le centre politique et économique de leurs fiefs. Une confirmation nous vient de la présence de la "Chapelle Ducale" et du blason ducal sur la façade et du bas-relief avec le Santiago matamore, le seul en Sardaigne. À son intérieur on conserve des autels en bois du XVIIIe siècle, celui de San Giacomo de 1712 et des statues en bois, dont celle de San Giacomo du XVIIe siècle. Le reliquaire a été volé en janvier 2012 et récupéré en février de la mème année avec les reliques de San Giacomo, de San Francesco di Sales, de Sant Ignazio da Laconi, de San Francesco di Paola, de San Salvatore d'Aorta. Tout ou presque à Mandas fait référence à saint Jacques et au duché et le village de 2400 habitants est le promoteur du chemin jacquaire dans l'ile. La fête annuelle se déroule le 24 juillet, partie religieuse, avec messe solennelle et cortège dans les rues du village, et le 25, partie profane, avec concert de musique et dîner général.
6) MONTE GRIGLIANO DI VAGO DI LAVAGNO (Vérone)
La découverte des reliques de San GIACOMO APOSTOLO Vers la fin de 1300, sur le Monte Grigliano, parmi les ruines d'une église préexistante, se passe suite à un prodige, comme le rapportent les textes et les chroniques véronaises  : la découverte des reliques de l'Apôtre S. Giacomo. La divergence des particuliers laisse entendre que ce ne soit qu'une légende, mais il est certain que les faits se sont réellement passés, comme l'admettent Maestro Marzagaia, Raffaele Bagata, Bonaventura Tondi, Ludovico Moscardo, Pier Zagara, Gerolamo Dalla Corte, Gian Battista Biancolini, Carlo Cipolla, Luigi Simeoni etc etc. Selon les témoignages fournis par ces historiens, un paysan de Lavagno nommé Filippo, en piochant sur la colline du Grigliano, parmi des ruines anciennes, découvre une urne contenant des reliques, attribuées à l'Apôtre Giacomo. Le Maestro Marzagaia, contemporain des faits et qui vivait à Verona, écrit : "Filippo da Lavagno le 10 mai fut digne d'ètre réveillé par une voix divine qui l'invite à aller sur le sommet de la colline et de creuser là, car il y avait les reliques de S.Giacomo. Il creusa et il les trouva. L'historien Bagata ne cite pas la vision divine et affirme que Filippo   : S. Jacobi Maioris Apostoli corpus sive ossa in Monte Grigiano inventa... per Philippum rusticum Lavanei... dum foderet cum aliis rusticus in turris Ecclesie in arca marmorea . Toutefois il nous fournit une description précise du lieu, dans la tour de l'église. Tout comme le Dalla Corte qui souligne l'aspect fortuit de la découverte d'une sépulture: "zappando sul monte Grigliano scoperse a caso una bellissima e molto antica sepoltura" (en piochant sur le mont Grigliano, il découvrit par hasard une très belle et très ancienne sépulture)". En conclusion on peut aussi citer le Simeoni  : "Vers 1395 un maçon, de nom Filippo, dit que S. Giacomo Maggiore lui apparut en rève, en lui indiquant que là gisaient ses ossements et là fut justement découverte une caisse avec des ossements". Pour définir l'année de la découverte on se réfère à un manuscrit de la Cronica Parisiana et à un Anonyme du XVIe siècle, qui racontent que une comtesse nommée Antonia, fille de Barnabô Visconti vint le 8 mai 1395 à Verona et le 30 alla visiter les reliques de S. Giacomo sur le Grigliano et le 2 juillet (l'Anonyme écrit le 21) partit pour l'Allemagne en emportant avec elle un doigt du Santo qu'elle avait dérobé de l'urne. Le deuxième fait concerne le testament d'une certaine Anna, veuve de Ser Falconeto de S. Polo de Lavagno, laquelle le 21 aout 1395, se trouvant mourante, disposa que son corps soit enterré dans le cimetière de San Briccio (à coté du Grigliano) et décida de donner à l'église de S. Giacomo un lopin de terre dans le territoire de Lavagno. Enfin sur l'urne il y a une date "ML CCC. XC. V.". La nouvelle de la découverte suscite enthousiasme et fanatisme, les pèlerinages commencent et avec eux les dons et la demande de miracles qui ne tardent pas; il fut nécessaire de bâtir une église sur le mont Grigliano et la mairie de Verona décide de faire vite pour le peuple et pour le clergé. Dans la deuxième moitié du 1395 la mairie prend le patronage du Monte Grigliano et des reliques et avec les aumônes fait bâtir une chapelle. Au début de 1396, la mairie de Verona, en voyant le succès de la chose, pour faire en sorte que l'Église permette la construction d'un sanctuaire, adresse au pape Bonifacio IX une relation sur les faits et sur les miracles. Le Pape le 9 avril 1397 répond favorablement par la bulle "Jus Patronati" et en 1407 le sanctuaire était presque fini avec sur un coté un couvent, bien que le tout soit sous le contrôle laïc de la mairie de Vérone. Le 8 mai 1413 le Conseil décide de confier l'église et le couvent aux bénédictins de S. Giustina di Padova. Mais le nouveau pape avait entretemps mis en doute l'authenticité des reliques et cela provoque l'arrèt des travaux. Seules les recettes des bénédictins perrnirent la continuation de l'oeuvre. Pendant la pestilence de 1630 le saint fit un miracle en faisant cesser la peste. En 1771 les moines abandonnent les lieux et la mairie de Verona en 1781 vend le tout à des particuliers et ensuite passe en location à de moines de la Congrégation dell'Oratorio dei Filippini. En 1801 les troupes françaises endommagent et volent et en 1805 la chose se répète avec la destruction de l'autel majeur et la dispersion des ossements qui sont recueillis par un prêtre local qui les garde. En 1816 la propriété revient à des particuliers qui demandent à l'évêque d'avoir les reliques et de les garder avec soin dans une caisse en fer dans l'autel. Et en 1883 l'évéque de Compostelle pose la question de la vérité des reliques de Vérone alors que les véritables ossements du saint étaient déjà en Galice. Le pape Léon XIII en 1884 répond avec les "Acta Apostolice Sedis", en menaçant d'excommunication ceux qui ne reconnaissent pas que le corps de S. Giacomo se trouve en Espagne, à Compostelle. Maintenant dans ce lieu, dénommé "Oasi di S. Giacomo", on a des retraites spirituelles, des études de la congrégation de l'Opera Don Calabria.

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