ASSOCIATION FRANÇAISE des PÈLERINS de SAINT JACQUES de COMPOSTELLE

LA VIA DE LA PLATA À VÉLO - SEPTEMBRE 2013 (Seconde partie : Zamora-Compostelle)

par JEAN-BAPTISTE MAURIN ©.

dessin : Tabara, via de la Plata

VENDREDI 13 SEPTEMBRE.

Nous repartons toujours avec Julio, et avec les polaires jusqu'à dix heures. Toujours la Meseta, toujours le nez dans le guidon, que nous relevons au passage des villages : Roales del Par pour le desayuno, Montmarta où, avec le GPS de Julio, nous prenons un raccourci, Pozuela de Tábara. Nous faisons étape à Tábara à l'hôtel El Roble. Le besoin de repos est grand. Petite sieste même pour Henri. Avec Julio je perfectionne mon espagnol et j'apprends des expressions, par exemple, en passant devant un magasin de pompes funèbres devant lequel est assis un très vieil homme qui a l'air d'attendre son tour, je découvre qu'en espagnol on appelle un cercueil un "pyjama en bois".

J'achète du fil et je répare mon cuissard.

Nous dînons avec un marcheur solitaire du Morvan, et nous récupérons notre linge que l'hôtel nous a lavé.

Partout depuis le début de notre route, nous sommes entourés de chênes. C'est le gland qui fait la force et la réputation du cerdo iberico.

SAMEDI 14 SEPTEMBRE.

Les travaux du futur tgv perturbent beaucoup le pèlerin et on se retrouve sur la route avec les camions. On réussit a retrouver le camino mais c'est pour retrouver les camions, cette fois dans une poussière terrible. Il fait très chaud et l'eau dans la gourde est à 40 degrés.

Mombuey, via de la Plata

Au milieu de cet enfer, un enchantement : Santa Croya et Santa Marta de Tera où se trouve la plus ancienne représentation de saint Jacques. On pédale à quatre avec un Espagnol que ses parents ont prénommé Santiago. Il est évident qu'on devait le rencontrer. La suite, au bord du rio Tera et le long de la retenue, est belle. Les pistes en terre sont pleines de cailloux et tout notre corps souffre. On peut se reposer au gîte municipal de Monbuey. La salle de bains est très sommaire, il n'y a pas de papier, le sol est tellement glissant qu'il est préférable d'y aller casqué, le dortoir est plein comme un œuf, avec des lits serrés les uns contre les autres. Mais ce gîte est formidable parce qu'il est là. Julio reste avec nous. C'est un excellent compagnon.

Le soir, dans le seul établissement ouvert, nous prenons un plato combinado (bœuf, frites et œufs) en regardant Barcelone-Séville, dans une ambiance indescriptible. Tout le monde hurle et certains s'invectivent très violemment, mais de manière complètement feinte.

DIMANCHE 15 SEPTEMBRE.

Julio vient me secouer : mon réveil sonne depuis dix minutes. Il a réveillé tout le monde sauf moi. Nous prenons un excellent jus avec les dosettes de café et le lait concentré (lequel nous jouera quelques tours dans le sac pendant la journée). Nous roulons facilement dans une campagne sauvage en faisant déguerpir des dizaines de petits lapins. Ŕ un croisement de pistes, une biche et son faon sont immobiles et nous regardent un moment avant de s'enfoncer dans le bois tranquillement.

Nous traversons des villages assez importants mais presque abandonnés ; on ne voit personne jusqu'à Asturianos où nous faisons une halte chez Carmen dont le guide signale qu'elle n'est pas souriante.

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C'est tout à fait exact ; sans doute est-elle quelqu'un de très important car elle trône dans son café, photographiée à côté du roi. Les travaux pharaoniques d'on ne sait quoi, autoroute ou tgv, perturbent encore le pèlerin et nous prenons le goudron jusqu'à Puebla, belle ville surmontée de son château moyenâgeux. Là nous prenons une tortilla avant de repartir vers Requejo pour une nouvelle halte avant ce qui constitue l'une des plus grandes difficultés du chemin, le Padornelo. Nous le franchissons sans problème mais nous y laissons des forces car il fait chaud. Nous couchons à l'hôtel Padornelo, bon marché et confortable. Évidemment, il n'y a pas le charme d'un petit village mais on est certain de bien récupérer. Le repas est pris avec Julio, devant la télé, comme toujours ; il n'y a que nous dans la salle et on aurait pu nous demander notre avis, mais non : le dineur est réputé aimer le bruit de la télé. Évidemment, si ma sœur Pascale était là, çà ne se passerait pas comme ça...

LUNDI 16 SEPTEMBRE.

Jour mémorable pour une étape qui restera comme la plus difficile et la plus fantastique de notre vie de pèlerins cyclistes. La descente puis la remontée sur Lubian se font à la fraîche. Nous rencontrons les premiers signes de la Galice : les hortensias et les roues pleines des charrettes.

Ensuite l'Alto de Canda, 300 mètres de montée, se fait tranquillement et au sommet nous passons en Galice, puis on redescend avant de remonter puis de redescendre à A Gudiña. Le chemin habituel est fermé, toujours en raison des travaux complètement dingues que les Espagnols ont entrepris pour transformer la géographie de leur pays. Là ce sont 'innombrables et vastes chantiers de construction d'immenses tunnels doubles, pour une future autoroute ou pour un TGV. Résultat les pèlerins doivent faire un terrible détour, descendre à Herosa et en ressortir par une piste qui ne cesse de monter, de monter, de monter sous la chaleur. Arrivé sur une crête, on découvre une immense retenue sur le no Retorta. Là il y a trois maisons avec un lavoir et un robinet; çà tombe bien, je n'ai plus une seule goutte dans mes deux bidons. J'ouvre le robinet et laisse une minute couler l'eau réchauffée par le soleil, quand elle devient fraîche il n'y en a plus. À Campobecerros je trouve un bar où l'on me donne de l'eau. À Porto Camba, une étroite rue unique qui monte. Devant une maison, sur un banc, cinq hommes à l'air triste répondent tristement à mon salut de la main, sans se douter de l'effort que j'ai accompli pour paraître fier et droit sur mon vélo dans cette longue montée, alors que je ne suis pas loin d'être épuisé.

La montée ultime s'achève et nous commençons une longue descente sur une piste à flanc de montagne, jusqu'à Laza. Plus de 80 kilomètres sur ces terrains difficiles. Nous sommes heureux de les avoir faits et de terminer en bon état. Le gîte est plein et il est agréable si l'on excepte l'obligation de se doucher à l'eau glacée... Aujourd'hui on avait perdu Julio mais on le retrouve pour un excellent repas servi par Pilar. C'est la première fois de ma vie que je mange du paon (pavo) !

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MARDI 17 SEPTEMBRE.

Dans la fraîcheur du petit matin, parmi les vaches aux cornes immenses, nous attaquons la côte d'Albergheria, 500 mètres de dénivelé en 5 kilomètres, sans problème grâce à notre petit entraînement de 808 kilomètres en deux semaines. En haut, l'arrêt chez Luis est obligatoire et nous signons une coquille qui va s'ajouter aux autres, clouées sur les murs et le plafond. On écoute Chopin ce qui nous change de la télé espagnole.

Après cette halte sympa, belle descente et on prend une tortilla à Villar de Barrio avec Julio. Ensuite jusqu'à Xunqueira, c'est une succession de pistes agréables, toutes droites dans la campagne. Après on est sur une petite route goudronnée et ça descend jusqu'à Ourense. Là on fait une erreur de parcours qui nous coûte cher et on se retrouve dans la vieille ville où on découvre un hôtel très correct à 36 euros la chambre pour deux, à 150 mètres de la cathédrale et de la Plaza Mayor. On y rencontre nos deux amis cyclistes, Julio et Santiago. On visite le cloître de l'ancien couvent de San Francisco où est installé le refuge municipal. Pour y aller, on passe par la cathédrale, magnifique. Dans une chapelle, une messe réunit une grande foule. Il y a de l'or qui couvre les murs, c'est très impressionnant. Ensuite on grimpe des escaliers interminables et nos jambes souffrent. De là haut, on a une belle vue sur cette grande ville.

Nous prenons notre repas avec Julio alors que Santiago, lui, ne veut pas renoncer à ses habitudes espagnoles, il ne dîne pas avant 22 heures.

MERCREDI 18 SEPTEMBRE.

Très difficile journée pour moi. Nous commençons par nous perdre à la sortie d'Ourense. On passe le pont romain avec Julio et on remonte en face, du côté de la gare. Julio nous quitte car il a oublié quelque chose a l'hôtel Cándido. Une dame nous donne une indication qui nous conduit dans une mauvaise direction. Nous franchissons une nouvelle fois la rivière par le pont moderne puis nous revenons. On s'énerve un peu, on perd beaucoup de temps et de forces et on fait 10 kilomètres inutilement. On reprend le Camino et on fait 400 mètres de dénivelé en 4 kilomètres. Je suis épuisé et le reste de l'étape va être un calvaire.

Nous prenons un plat de patates et une boisson dans un établissement que je ne nommerai pas par charité car le patron qui se prend pour Bocuse est d'une amabilité de bouledogue et nous traite comme des clochards.

Après cette halte le chemin monte sans discontinuer et j'épuise les quelques forces qui me restent. Je me refuse à prendre le sirop énergétique qui me donnerait un coup de fouet car il m'empêcherait de dormir ce soir. On passe un véritable col, San Martińo, que le guide n'indique pas et on arrive à Castro Dozon où il y a un gîte municipal.

Ce gîte est plein d'une trentaine de pèlerins et tous les lits du bas sont occupés. Henri signale à l'hospitalera qu'il ne peut pas monter sur un lit du haut ; aucun pèlerin ne bouge tous font mine de ne pas comprendre et finalement nous sommes conduits, pour le même prix, 5 euros, dans une chambre à deux lits. Royal !

On est arrive à 18 heures, on lave du linge qui ne va pas sécher car le temps est humide ; on a même eu trois gouttes au départ, les seules depuis Séville. Après nous, arrive un Portugais qui parle français. Il s'appelle Manuel Torrès, il a couru en professionnel dans les années soixante et a connu mon ami Guy Sibille. L'an dernier il a fait Ourense-Santiago dans la journée... Aujourd'hui il est parti d'Ourense, comme nous, mais a pied !

Le gîte est en principe équipé d'un bar et d'un restaurant mais ils ne fonctionnent pas ; c'est la crise. Il y a dans le village une épicerie où nous trouvons de quoi déjeuner demain matin ainsi qu'un casse-croûte et nous dînons d'un bon menu peregrino dans le seul établissement ouvert.

Nous sympathisons avec une jeune Espagnole très gentille. Le reste des pèlerins font partie de ceux qui regardent les cyclistes de travers ; ils ne nous disent même pas bonjour... Ŕ mon avis, ils sont aussi fatigues que nous.

Je me couche avec le coup de téléphone par lequel mon fils Cyrille m'informe des péripéties du match de l'OM contre Arsenal ; le pèlerin doit savoir garder un œil ouvert sur les choses vraiment importantes... Je suis vraiment inquiet pour la journée de demain ; nous avons prévu de faire les 70 kilomètres qui nous restent d'une seule traite alors que le temps parait se gâter, que je suis épuisé ce soir et que je pense qu'il en sera de même demain.

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JEUDI 19 SEPTEMBRE.

Toujours inquiet pour notre dix-septième et dernière étape, je monte en selle. La partie de mon corps qui repose sur cette partie de la bicyclette se souvient de chacune des étapes précédentes et les rappelle à mon souvenir. Nous sommes dans la montagne, à près de 900 mètres, et il fait froid. Après une courte montée, il faut encore franchir l'Alto de San Domingo, puis nous entamons une longue descente qui est une bénédiction. Nous avons décidé les passages à gué, les chaussées défoncées et toutes les embûches dont se jouent facilement les marcheurs : nous prenons le goudron, quitte a faire un détour par Lalin où nous prenons un café con leche dans un bar viking.

Je pédale normalement, je suis Henri et on avance vite en faisant très attention aux camions qui nous frôlent et nous propulsent de quelques mètres a chaque dépassement.

À Taboada, Henri crève pour la troisième fois en dix-sept jours. Il répare efficacement grâce a une bombe aérosol. On grappille quelques mûres, quelques figues, quelques raisins.

À une dizaine de kilomètres de l'arrivée je n'ai plus rien dans les jambes et Henri m'attend dans les montées. Dieu que les trois derniers kilomètres sont pénibles... Mais que l'arrivée est belle dans la vieille ville. Nous passons devant le bureau des pèlerins où il y a une énorme file d'attente pour obtenir la compostelle ; on reviendra... On téléphone à notre ami Manolo qui nous attend devant chez lui, nous conduit à notre chambre et prend notre linge à laver. Nous rangeons les vélos dans une remise avec une certaine satisfaction de pouvoir désormais nous en passer...

Nous allons flâner en ville. Henri fait l'acquisition d'objets de piété qui lui ont été commandés. La file d'attente au bureau des pèlerins a diminué et nous en profitons. Nous retrouvons là Julio et Santiago avec lesquels nous allons dîner Casa Paredes. Sous les arcades de l'Obradorio nous allons écouter la Tuna de la faculté de Droit de Santiago qui nous chante une de mes chansons préférées : "Alma Corazon y Vida".

Cathédrale

VENDREDI 20 SEPTEMBRE.

Nous restons encore la journée à Santiago. La matinée se passe dans les églises et je rentre pour la première fois dans certaines d'entre elles comme Santa Maria et San Benito. On monte dans le quartier haut où se tient le marché. Santiago nous a quittés le matin pour Salamanque. Julio part dans l'après midi en avion et nous déjeunons ensemble pour la dernière fois. Dans l'après-midi je visite le musée des pèlerinages où je découvre un carnet de voyage réalisé dans les années quatre-vingts par un Japonais ; rien à voir avec le mien quia subi les aléas de la météo, de la fatigue, du manque de temps, etc. Celui-là est une vraie œuvre d'art, pleine de beaux dessins, aquarelles, des plans, des itinéraires, des indications pour les hébergements. C'est un très grand cahier qui doit bien peser 4 kilos. C'est une chose à découvrir, une de plus. À midi nous avons eu la messe des pèlerins dans la cathédrale, complètement pleine, avec beaucoup de ferveur et un botafumeiro toujours aussi joyeux. Henri, qui fait de grands progrès en espagnol, a créé un néologisme pour désigner cet encensoir : le balanciaga. En fin d'après-midi, sur les indications de Michel Goislard, nous assistons à une autre messe à l'église San Pelayo. L'office est chanté par les Bénédictines. C'est une belle messe, très recueillie. Malheureusement les moniales, probablement hors de forme aujourd'hui, sabotent tous les chants et elles ne sont aidées ni par l'orgue cacochyme ni par le prêtre célébrant qui nous fait un festival de fausses notes, avec le micro. Nous reviendrons un autre jour... Après le dîner nous retournons sous les arcades de l'Obradorio, écouter la Tuna et cette fois j'ai droit à ma chanson préférée : « Clavelitos ». Je suis heureux. Henri fait l'acquisition d'un Cd. C'est la quatrième fois que je viens à Santiago et je n'ai jamais vu autant de monde. De plus en plus de cyclistes. Aujourd'hui vendredi tous les restaurants sont bondés, il y a des musiciens ou artistes à chaque coin de rue. L'ambiance est très bon enfant, tout le monde est gai et même ceux qui, versant des larmes en se quittant ou en se retrouvant, ne font que pleurer de joie et exprimer leur émotion.

San Pelayo, Compostelle

J'ai oublié de signaler une autre curiosité du musée des pèlerinages (attention : celui qui est au-dessus de San Martin Pinairo, pas celui qui est Plaza de Praterias), c'est une statue en argent venant d'Amérique du Sud, représentant saint Jacques "tueur d'Espagnols" ; l'explication vient de ce que les indigènes ont très facilement adopté les saints vénérés par leurs envahisseurs au point de les intégrer dans leurs rites et de les invoquer à leur profit lorsqu'il s'est agi de résister et d'expulser. J'aimerais rester plus longtemps et profiter de cette ambiance et des rencontres qui se font ici. Pour tenter de prolonger le plaisir après mon retour à la maison, je fais l'acquisition de trois tartes de Santiago.

J'aurais aimé faire plus de dessins pendant ce voyage mais c'était difficile : on arrivait trop tard le soir et on avait à peine le temps de satisfaire aux obligations minimum, sanitaires notamment. Il y a eu aussi une certaine fatigue qui s'est peu à peu accumulée. Je me rattrape un peu à Santiago.

Las animas

Je dessine le bas-relief "Las Animas" que certains ont appelé "Les Animaux" (non, ce n'est pas Henri). Je vais dessiner le roi David de l'entrée des Praterias, une des plus belles sculptures romanes que je connaisse. Puis le Jésus habillé en pèlerin, qui me fait penser au Jésus de cire vêtu d'une riche robe et reposant sur une boîte a musique qui est sorti chez moi à Noël. Puis le San Pelayo richement habillé portant la croix et la palme du martyr, toujours encombré du sabre qui le frappe au cou. Voilà, maintenant tout est terminé. Ce fut la plus belle randonnée cycliste, la plus difficile aussi.

Le roi David

Des paysages très variés, des ambiances très différentes, des passages d'un sauvage primitif, un accueil incomparable, une grande gentillesse, de la sympathie pour tous ceux qui marchent et roulent vers Santiago.

Est-ce ma plus belle expérience vers Compostelle ? La plus forte est sans doute la première, mais les autres ne m'ont jamais déçu, et surtout pas celle-ci. Chacune apporte son enrichissement et l'expérience permet d'approfondir. Je reviendrai, pour découvrir encore.

Notre dernière soirée est un enchantement. La pleine lune illume la place de l'Obradorio, la silhouette de la cathédrale domine les groupes qui déambulent en retrouvant l'émotion qui les a étreints lorsqu'ils sont arrivés là ; dans la journée après des semaines de marche et derrière nous, sous les arcades, la Tuna de Derecha joue et chante les airs populaires que j'aime tant. « Alma, corazon y vida, nada mas. »

SAMEDI 21 SEPTEMBRE.

Nous prenons une voiture de location à la gare. Nous y allons à vélo et mes tartes de Santiago font une chute ; elles sont solides. Nous repartons pour Séville avec une escale à Avila.

Nous sommes estomaqués par Avila, ses 2,5 kilomètres de remparts qui paraissent neufs, sa cathédrale et ses églises, surtout la basilique San Vincente et son sépulcre protogothique qui narre la vie de saint Vincent et de sa sœur Sabine, ainsi que leur terrible supplice.

Il y a beaucoup de monde dans la vieille ville, beaucoup de touristes mais toutes les maisons ou presque sont à vendre.

Je fais des emplettes et ramène des produits du pays : des haricots pour Philippe et des yemas, sortes de loukoum.

Notre visite de la ville dans la chaleur nous a épuisés ; on se repose et on va dîner sous la muraille, devant la porte principale. Spectacle incroyable : des centaines de personnes défilent devant nous à vitesse lente pendant deux heures pour accéder à ce qui paraît être l'attraction principale ; ils vont se promener sur les 2,5 kilomètres du chemin de ronde, éclairé, de même que les principaux monuments.

DIMANCHE 22 SEPTEMBRE.

Nous arrivons en début d'après-midi à Séville et prenons deux tapas chez le "Papelleron", proche de la cathédrale. Je le recommande : excellent jambon servi sans assiette, sur nappe en papier. Nous cherchons la fraîcheur et nous la trouvons dans les salles de l'Alcazar et leurs merveilleuses décorations.

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